Une ruine romantique sauvée

Au début du XIXe siècle, le bâtiment semble abandonné. La plus grande partie du corps de logis, alors largement ruiné, est détruite en 1827, mais la partie restante est alors consolidée. Vingt ans plus tard, le bien entre en possession d’Adolphe de Tricaud (1797-1872), grand propriétaire disposant de quelques moyens et décidant de restaurer le château vers 1860. Il nous laisse en héritage le bâtiment actuel, couvrant l’ensemble des courtines et des tours de toitures.

Les seuls bâtiments nouveaux sont une grange bâtie côté sud et un four aujourd’hui ruiné. Le propriétaire aménage quelques salles meublées dans le style troubadour, mais ne réside pas au château, une famille de fermiers occupe les lieux.

La famille de Tricaud garde la propriété du bâtiment jusqu’en 1959 , date à laquelle un antiquaire parisien achète le bâtiment. En 1960, une association se crée dans le but de restaurer le bâtiment et de l’ouvrir au public. Finalement, le bien est acheté par la commune d’Ambérieu-en-Bugey en 1984. Une première restauration partielle commence sous l’égide des pouvoirs publics et de l’association. Aujourd’hui, le bâtiment est toujours un bien communal ouvert au public par l’association des Amis du château des Allymes et de René de Lucinge. La restauration actuelle va durer quatre années, financée largement par les pouvoirs publics, le mécénat, et aussi par les entrées de nos visiteurs.